PP prof de maths promet l'addition !
Coup de sang… (Républicain Lorrain du 4 janvier 2011)
De M.T.C. : « Il était une fois, une petite ville de Lorraine, Longuyon, avec ses habitants…
« Certains y vivent, privilégiés, d’autres y vivent, tout simplement, et d’autres sont… oubliés… Citoyens à part entière dans leurs obligations et taxations, mais citoyens oubliés l’hiver… En attendant l’hiver, bien sûr, ils ont de quoi s’occuper deux fois par semaine en descendant le tri et leur poubelle… car, pas de ramassage devant chez eux ! Lourde poubelle souvent pour des gens très âgés ! Ces derniers devant se consoler, une fois l’an, avec le "hochet/colis des anciens"…
Une poubelle collective en bas de la rue ? Ce serait trop beau… un seul petit paquet à descendre à la fois… quatre ans et demi que la demande est formulée à MM. Paquin et Courty… Alors, depuis ce temps, il y a eu des hivers…
Celui-ci est rigoureux, mais normal pour la région, nous sommes dans l’Est ! Alors, les poubelles, n’en parlons pas, il est déjà bien assez périlleux de descendre les mains vides dans cette partie de rue… la rue Mazelle… à part entière elle aussi dans Longuyon…
Oh, bien sûr, du numéro 15 au numéro 23, ça fait peu de gens, c’est facile de les y oublier… et les numéros 50 et 52, sont-ils répertoriés ? et tant pis si ces gens sont prisonniers, tant pis s’ils sont oubliés, tant pis s’ils sont vieux… il y en aura d’autres un jour, des plus jeunes, ils n’auront qu’à se débrouiller en attendant leurs vieux jours…
Pas de demande précipitée, il faut laisser la place aux grands axes et rues principales… normal… mais quinze longs jours après, quinze longs jours pour des "vieux", c’est long, très long… Je n’ai posé réclamation que le 28 décembre, c’est correctement patient je pense, en mairie, personne, juste la secrétaire de l’état civil. Aux services techniques, personne, excepté la secrétaire ; à l’entreprise de salage, personne d’autre que la secrétaire aussi… joyeuses fêtes, mais pas pour tous… J’ai eu la bienséance depuis quatre ans, date de mon arrivée dans cette rue, avec des hivers moins rigoureux, d’entreprendre moi-même le nettoyage de la rue, quand il y avait du sel dans les bacs, bien sûr… mais là, ce fut trop pour mes forces cette glace incessante, j’espère qu’il n’y aura pas d’urgence à déplorer, car c’est inaccessible… »
Mais OUI, nous sommes dans une ville de 5700 habitants, en 2011, ville où, selon P.Mersch, il fait bon vivre en retraite ! Ce texte n’est pas le fruit d’un esprit « surchauffé », mais celui d’un citoyen respectable qui demande à vivre et à vieillir tranquillement, en bénéficiant des services essentiels. Nombre de Longuyonnais se reconnaitront dans ce texte, et se sentent aussi « oubliés » dans leurs quartiers.
« A Longuyon, ce n’est pas pire qu’ailleurs », écrit le premier adjoint ! « La note sera salée, l’addition sera lourde », selon le Maire ! comme nos impôts, quoi ! Nous pouvons nous demander si nous sommes bien dans le nord-est de la France, où ce type d’hiver est très normal. Si le fleurissement est défaillant, ce serait de la faute des habitants, écrit encore P.Mersch. « Il faut garder à Longuyon son image de ville propre » ! TROP TARD , Monsieur le Maire, ouvrez les yeux et les oreilles, et vous entendrez la vraie réputation actuelle de votre cité.
Comme les élus de l’Opposition, le Conseil des Sages est privé d’un espace de libre expression sur la chronique : P.Mersch, pour étayer son refus, prétexte le « manque de place » sur son précieux journal. Il ne tolère pas que quelqu’un d’autre que lui puisse s’y exprimer, si d’aventure la chronique devenait démocratique, quelle révolution à Longuyon !