L'Afrique dans le rétroviseur ? Personne n'y croit !
Avec l’argent reçu pour la cession de la Gendarmerie (1 200 000 euros) pour cinquante années, l’équipe majoritaire, unie derrière son gourou, s’était engagée à rembourser 1 million d’euros pour désendetter la ville. En fait, seulement 300 000 euros ont été consacrés à ce chapitre. Rappelons que ce cadeau fait à une entreprise privée supprime la rentrée du loyer de 120 000 euros annuels dans les recettes communales.
Il est donc indispensable de faire des économies de gestion pour compenser cette perte. Les avantages pharaoniques et les dépenses somptuaires attachées directement à la personne du Maire de Longuyon représentent largement cette somme...sans évoquer les frais de représentation et les « dérapages Africains » que nous dénonçons depuis des années.
La prochaine élection municipale permettra aux électeurs contribuables Longuyonnais de supprimer ces factures s’ils le souhaitent, afin de permettre des investissements indispensables à une ville comme la nôtre. Ne pas augmenter les impôts, c’est un de nos engagements, nécessite une analyse des dépenses dans toutes les directions. Nous ne pouvons tout de même pas accepter, par exemple, qu’une seule personne (devinez laquelle) consomme plus de téléphone que tous les autres fonctionnaires réunis. Longuyon a autant de dépenses de communications qu’une ville comme Longwy, qui compte trois fois plus d’habitants et d’employés, et sûrement autant de jumelages que nous.
Ce samedi, nous sommes invités à participer à une séance du Conseil Municipal, en pleines vacances scolaires, comme d’habitude.
Marche arrière toute sur l’Afrique ! C’est du moins ce que dit le Maire aux Longuyonnais qui le lisent encore. Celle-là, il nous l’a déjà faite voici quelques mois. Donc rien n’était arrêté et il semble que cette fois notre « je sais tout, j’ai toujours raison, je n’écoute personne », soutenu sans réserve par sa majorité silencieuse, nous avoue avoir perdu la trace des sommes destinées officiellement à la coopération décentralisée. Quand les rênes d’une gestion sont tenues par une seule personne, il est fréquent qu’on aboutisse à un fiasco financier. La question maintenant, c’est de savoir de combien les Longuyonnais et les fournisseurs de la commune ont été dépossédés ? Il est bien facile d’accuser les Africains de détournements ! Rien n’est moins sûr, et nous attendons des explications chiffrées du premier responsable de notre ville.
L’Association « bidon » du Maire dénommée « Opération Sénégal » vient de changer de dénomination, au profit de « Solidarités Internationales » ! Devons-nous comprendre que d’autres aventures Africaines sont à prévoir sur le dos des Longuyonnais ?
Rédacteur : Jean-Pierre JACQUE